Festival radio « Sawt el Rab »

2016-08-11

Quelques jeunes du camp de jour (Photo : Brigitte Bédard)C'est le week-end dernier qu'avait lieu la dixième édition du Festival radio « Voix du Seigneur » - ou si vous préférez le Festival « Sawt el Rab ». Au coin des rues Sauvé et l'Acadie (Ahuntsic), au beau milieu du stationnement, des chrétiens du Levant, immigrants de longue date, ou d'autres, fraichement arrivés, se sont réunis pour fêter, danser et prier ensemble.


La Radio Sawt el Rab, fondée par une sœur par piquée des vers, sœur Jacky Abinassif, sert de vecteur pour tous les chrétiens de langue arabe qui ont élu domicile au Canada. On peut l'écouter en direct sur le web, alors qu'elle est bien ancrée dans les réseaux sociaux. La Radio Sawt el Rab cherche à garder la foi chrétienne bien vivante pour les chrétiens d'Arménie, de Syrie, du Liban, de Jordanie, d'Irak, etc.

« Il y a aussi le camp de jour « La Voix du Seigneur » pour les jeunes de 4 à 14 ans, où la foi et le jeu vont ensemble chaque jour. Aujourd'hui, les enfants viendront chanter pour notre plus grand bonheur! », se réjouis Sœur Jackie.

En effet, les enfants, arborant tous fièrement leur t-shirt jaune sont venu interpréter « Trouver dans ma vie ta présence » de l'auteur-compositeur et interprète Français, Jean-Claude Gianadda... en arabe! Quelque chose de surprenant pour les quelques Québécois « de souche » présents.

Chants, sketchs sur sœur Faustine et l'origine de la divine miséricorde, danses, dabké (danse folklorique libanaise), karaoké, jeux gonflables, marionnettes, concours de « Génie en herbe » sur les paraboles de Jésus, la fête côtoyait la piété pendant toute la durée du festival.

Dimanche midi,  la messe était célébrée selon le rite arménien, en arabe et en français, par le père Antoine Chadaravian, assistant curé à la paroisse Notre-Dame-de-Nareg. « Chaque année, explique-t-il, au Festival, nous célébrons la messe selon un rite différent. C'est important, car nous avons ici pour cette fête, l'union de tous les chrétiens d'Orient. C'est d'ailleurs le but du festival : réunir tous les chrétiens, de tous les rites ». 

Le rite arménien de la messe avait de quoi déboussoler les habitués du rite romain : ordre inversé - préparation du pain et du vin au début, prières inconnues, communion pour tous par intinction. La messe ne s'est cependant pas étendue sur trois heures, mais... presque deux!  

Il ne restait plus qu'à savourer le fast food libanais : une assiette de shawarma avec taboulé véritable (c'est-à-dire sans semoule) ! Des festivals comme ceux-là, on en veut encore. Rendez-vous l'an prochain!

Minschoufak
! (Au revoir!)

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